Avec 11,8 % du produit intérieur brut (PIB) de la France, les dépenses courantes de santé au sens international (DCSi) de la France s’élevaient à 325,1 milliards d’euros, soit plus de 4.700 euros par habitant. La France se classe ainsi au 3ème rang mondial derrière l’Allemagne et les États-Unis. La consommation de soins hospitaliers publics comme privés est en hausse, portée par plusieurs tendances de fonds : vieillissement de la population, progrès thérapeutique, prise en charge élargie, etc.
La France compte plusieurs entreprises d’envergure dans le secteur : des groupes pharmaceutiques (Sanofi, Ipsen, etc.), des laboratoires de biologie médicale et des spécialistes du diagnostic (Eurofins, BioMérieux, etc. ), des exploitants de maisons de retraite (LNA Santé, Clariane, etc.), etc.
Principaux changements 2024 - 2025
Le secteur de la santé est traversé par plusieurs grandes tendances. On note d’abord l’omniprésence de la recherche et de l’innovation qui permet de traiter davantage de pathologies. Ces dernières années, cette évolution structurelle a été illustrée par l’arrivée de la technologie de ARN messager qui a permis le développement de vaccins à une vitesse record et qui serait à même d’être appliquée à de nombreuses autres pathologies. L’Intelligence Artificielle est également de plus en plus mise à contribution, notamment du côté des diagnostics et de la recherche médicale.
Les attentes des Français en matière de prise en charge se maintiennent à un niveau très élevé. En réaction, l’introduction du zéro reste à charge pour certains produits ou services spécifiques s’est traduite par une hausse immédiate de la demande, à l’image de ce qui a pu être observé sur le marché de l’audioprothèse.
Dans un contexte de forte inflation et de hausses des dépenses publiques en Europe, sur fonds de haut niveau des taux d’intérêt, la hausse des dépenses en matière de santé par les États pourrait toutefois se heurter à la réalité budgétaire dans les années à venir.